Comment se construit un devis ?
- Deux logiques distinctes, qu’il vaut mieux ne pas mélanger. Un restaurant ou un hôtel achète une banque d’images : ce qui compte est le nombre de plats, le stylisme et la durée de la licence. Une marque achète une production : équipe, direction artistique, location, post-production et cession de droits se chiffrent ligne par ligne. Dans les deux cas le devis se fait après un échange, jamais avant : un chiffre annoncé sans connaître l’usage prévu ne veut rien dire.
Combien de photos obtient-on d’une journée de shooting ?
- Entre 25 et 40 visuels finis pour une journée en studio sur des plats préparés pour la photo. Entre 12 et 18 pour une journée tournée pendant un vrai service, parce que le rythme n’appartient plus au photographe. Ce sont des images retouchées et livrées, pas un dossier de fichiers bruts.
Qu’est-ce que la cession de droits, et pourquoi change-t-elle le prix ?
- Une photographie n’est pas vendue, elle est licenciée pour un usage, une durée et un territoire donnés. C’est ce périmètre, écrit noir sur blanc dans le devis, qui explique l’essentiel des écarts de budget dans ce métier.
Faut-il un food stylist ?
- Pour un shooting en établissement, non : le chef et sa brigade dressent mieux leur cuisine que quiconque. Pour une production de marque, presque toujours : tenir un dressage identique sur quarante prises est un métier à plein temps, qui se chiffre séparément.
Vous déplacez-vous, et le déplacement est-il facturé ?
- Oui, et sur Marseille, la Côte d’Azur et Paris le déplacement n’est pas facturé : transport et hébergement sont compris. La base est à Marseille, ce qui met Aix, Cassis, Toulon, Saint-Tropez, Cannes, Nice et Monaco à portée de journée, et Paris à trois heures de train.