Nikka Perfect Serve 2024 : la finale internationale photographiée à Paris
Les 2 et 3 décembre 2024, quinze bartenders venus de toute la planète se sont retrouvés au Bar Fréquence, à Paris, pour la finale internationale du Nikka Perfect Serve. J’y étais comme photographe pour La Maison du Whisky, sur les deux jours de compétition. Sept cents visuels ont été livrés.
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- La Maison du Whisky · Nikka Whisky
Le contexte
Le Nikka Perfect Serve est le concours de bartenders de la marque japonaise Nikka. Sa finale internationale s’est tenue les 2 et 3 décembre 2024 au Bar Fréquence, à Paris, avec quinze participants qualifiés dans leurs pays respectifs. La commande venait de La Maison du Whisky.
Le format tient en une phrase et c’est ce qui le rend difficile à photographier : quinze personnes font le même geste, avec le même produit, derrière le même comptoir, pendant deux jours. Ce qui distingue une image d’une autre n’est donc ni le décor ni la marque, c’est la main.

Un bar-disquaire, et la lumière qu’il impose
Le Bar Fréquence est un listening bar : des murs de vinyles du sol au plafond, deux platines et une table de mixage encastrées dans le comptoir, une lampe de laiton, et des étagères de bois clair où les bouteilles Nikka sont alignées entre les disques. Rien de tout cela n’a été monté pour la photographie.
Le lieu donne une lumière chaude, basse et très directionnelle, qui flatte le bois et le cuivre et qui pardonne mal aux visages. Le parti pris a été de la garder : la travailler au flash pour tenir les blancs des étiquettes et la peau, sans jamais l’effacer. Une soirée éclairée à blanc n’aurait plus rien eu à voir avec ce bar-là.
C’est cette lumière que montrent les trois visuels d’ouverture : le même comptoir, la même heure, trois moments du service.
Quinze bartenders, un geste à la fois
Un concours ne laisse aucune reprise. Un dosage au jigger dure deux secondes, une cuillère de bar tourne une fois, et le compétiteur ne recommencera pas pour la caméra. Tout ce qui peut être décidé à l’avance doit l’être : l’endroit où l’on se tient, le côté du comptoir depuis lequel la main sera lisible, et l’ordre dans lequel on va chercher le geste, le produit, puis le visage.
Le reste est de l’attention. Sur deux jours et quinze passages, le même mouvement revient assez souvent pour qu’on finisse par savoir, une demi-seconde à l’avance, où la lumière va tomber.

Le produit doit rester lisible
Sur une commande de marque, une bouteille floue ou une étiquette coupée ne se rattrape pas. Le nom doit se lire, la couleur du liquide doit être juste, et la glace ne doit pas se voiler entre le moment où elle est posée et celui où on déclenche.
Cela impose de traiter certains visuels comme des natures mortes au milieu d’un événement : les faire pendant que la salle se remet en place, au calme, en lumière maîtrisée, plutôt que d’espérer les attraper dans le mouvement. Le Taketsuru versé au verre de dégustation, à gauche du bandeau d’ouverture, a été fait comme cela. Ce sont les images qui servent ensuite le plus longtemps.
Photographier un service, pas une pose
Une compétition de bartending reste un service : il y a quelqu’un de l’autre côté du comptoir, et c’est ce rapport-là qui raconte le métier. Passer derrière l’épaule d’un client change complètement la lecture d’une image, parce qu’elle cesse de montrer un professionnel qui exécute pour montrer quelqu’un à qui l’on sert un verre.
C’est aussi le cadrage le plus fragile de la soirée. Il demande d’être assez près pour que la scène tienne, et assez discret pour que personne ne se retourne.

La remise des prix
La compétition a été remportée par la Britannique Miley Kendrick. Les trophées, gravés « Nikka Perfect Serve 2024 Global Finals » et de la formule japonaise ichi-go ichi-e, une rencontre, une seule fois, ont été remis derrière le comptoir, devant les étagères de bouteilles et de disques.
Une remise de prix se joue en deux minutes et se rate en une. Le seul travail utile a été fait avant : repérer le fond devant lequel elle aurait lieu, vérifier que les étiquettes derrière ne seraient pas coupées, et attendre le moment où les deux regards arrivent ensemble.

Sept cents visuels
Sept cents visuels ont été livrés à La Maison du Whisky : les passages des quinze compétiteurs, les produits, l’ambiance de la salle et la remise des prix, aux formats qui servent à la fois la presse, les réseaux et les archives de la marque.
Une partie a été reprise par la presse spécialisée. Whisky Magazine en a publié un diaporama le 20 décembre 2024, signé Nicolas Le Brun, et Bar News a illustré son compte rendu de la finale avec ces images.

Crédits
- La Maison du Whisky
- Nikka Whisky
- Nikka Perfect Serve 2024, finale internationale
- Bar Fréquence, Paris
- 2 et 3 décembre 2024
- 2024
- Photographe
- 700 visuels
- Whisky Magazine, Bar News
Cette finale a été photographiée à Paris. D’autres productions parisiennes et photographies d’événements sont réunies sur le site. Un concours ou un événement de marque à couvrir ? Écrivez-moi.


