Photographe d’hôtel et de riad à Marrakech
J’ai photographié La Sultana, un ensemble de riads restaurés au cœur de la Kasbah, lors d’un séjour à l’hiver 2025-2026. Une seule maison, mais entière : patios, chambres, salons, bassin, service et cuisine. La fiche est publiée sur ce site.

Un riad ne se photographie pas comme un hôtel
Un hôtel a une façade, une entrée et un hall qu’on peut montrer. Un riad se ferme sur lui-même : il n’y a rien à photographier depuis la rue, et la lumière n’entre que par le patio, donc à la verticale et pendant quelques heures. Les salons sont sombres par construction, les murs sont sculptés, et ni le stuc ni la marqueterie ne rendent quoi que ce soit en lumière frontale.
La méthode qui marche consiste à chercher l’angle où la lumière arrive de côté plutôt qu’à ajouter une source, et à monter : les coursives d’étage sont le seul point de vue qui montre le plan d’un patio. Depuis le rez-de-chaussée, on ne photographie qu’un mur. La fiche La Sultana détaille les choix faits espace par espace.
La médina impose ses contraintes de production
Dans la médina classée, on ne circule pas en véhicule. Tout ce qui entre dans le riad entre à pied, par des ruelles où l’on se croise difficilement. Cela disqualifie d’emblée les productions à gros éclairage, et cela pousse à travailler avec ce que la maison contient déjà.
À La Sultana, ce sont les costumes du service qui ont fourni les fonds : un caftan rouge brodé pour les plats portés, une cape rouge dans un couloir de bois sculpté, une veste bleu marine pour le verre présenté à deux mains. Aucun fond n’a été installé. Le décor d’un riad est assez fort pour qu’ajouter quoi que ce soit se voie immédiatement.
Vingt-huit chambres toutes différentes
C’est la contrainte la plus sous-estimée de l’hôtellerie de charme. Dans une maison standardisée, une chambre type vaut pour la catégorie. Ici, chaque chambre a son lit, ses boiseries, sa lumière, et une image ne peut pas en représenter une autre sans tromper le client qui réserve.
Il faut donc soit couvrir exhaustivement, ce qui change le nombre de journées, soit assumer de ne montrer qu’un échantillon et le dire. C’est un arbitrage de production, pas de photographie, et il se tranche au devis plutôt que sur place. Le même raisonnement vaut pour toute maison indépendante : voir le pilier hôtellerie.
Le bassin, la cuisine, et le reste de la maison
Un bassin bordé d’arcades se photographie deux fois plutôt qu’une : en plein soleil à travers les palmes, quand le dattier donne l’échelle des arcades, et à l’ombre en fin de journée, quand l’eau immobile rend le mur entier. Ce sont deux images très différentes du même endroit, et une maison a besoin des deux.
Côté table, La Sultana tient un restaurant gastronomique, deux rooftops, et reçoit le dimanche des plateaux de fruits de mer venus de La Sultana Oualidia. Le travail culinaire y répond aux mêmes règles qu’ailleurs, avec une nuance : le décor est si chargé qu’un plan large dessert l’assiette. On resserre, et on laisse le lieu revenir sur les plans d’ambiance.
Le cadre de cette production, dit tel quel
Cette série n’a pas fait l’objet d’un devis. Elle relève d’une collaboration : un séjour, des images. Je le mentionne parce qu’un site de photographe qui présente une collaboration comme une commande fabrique une référence qu’il n’a pas, et parce que le cadre change ce qui peut être annoncé en matière de droits cédés.
Pour une commande à Marrakech, le fonctionnement est celui de n’importe quelle production hôtelière : devis avec journées, livrables et usage prévu, repérage, prise de vue, livraison par lien de partage. Le déplacement figure au devis.
Un ensemble de riads, photographié entier
La Sultana occupe plusieurs riads restaurés rue de la Kasbah, dans la médina classée. Vingt-huit chambres toutes différentes, deux rooftops, un spa de marbre rose. La fiche donne les contraintes réelles, la façon dont les intérieurs ont été traités à la lumière existante, et la réponse du service média de la maison à la réception des images.
Ce qu’en disent les clients
Avis publiés sur la fiche Google d’Ahoueke Hilaire, reproduits ici mot pour mot.
J’ai eu l’occasion de collaborer avec Hilaire sur plusieurs projets différents et j’ai particulièrement apprécié son approche du métier. Au-delà de la qualité technique des photos, il sait réellement comprendre un plat, mettre en valeur les détails et retranscrire l’intention, l’humain. Les échanges sont simples, professionnels et agréables, avec une vraie capacité à s’adapter aux contraintes d’une cuisine professionnelle. Un travail précis, créatif et toujours réalisé avec beaucoup de sérieux. Je le recommande vivement pour tout projet de photographie culinaire.
Nous cherchions un photographe capable de shooter à la fois nos chambres, notre spa et la carte du restaurant sur trois jours, sans mobiliser une équipe entière. Hilaire est arrivé seul, a travaillé en lumière naturelle le matin et au flash pour les ambiances du soir, et nous a livré 180 images retouchées en dix jours. Nous les utilisons depuis sur notre site, nos réseaux et nos supports de vente
« Nous avions besoin de packshots et de visuels d'ambiance cocktail pour un lancement national. Hilaire a construit les recettes visuelles avec notre ambassadeur, géré les fonds, les glaçons, la condensation, tout ce qui fait qu'un cocktail tient à l'image. Les visuels sont partis en PLV et en digital sans retouche supplémentaire. »
Je recommande fortement Hilaire. Nous avions un enjeu de cohérence : cinq adresses, cinq styles photo différents. Hilaire a proposé une direction visuelle unique et l'a tenue d'un établissement à l'autre. Il comprend vite les contraintes d'un groupe, il est autonome sur place et il ne perturbe pas l'exploitation.
Nous souhaitions des Reels de préparation, pas seulement des photos. Hilaire filme et photographie sur la même session, ce qui nous évite de bloquer le bar deux fois. Les vidéos de verse au ralenti tournent encore un an après et on grandement contribué à la visibilité de l’établissement! Un prestataire fiable auquel nous ferons de nouveau appel sans la moindre reserve!
Nous sommes une petite affaire, on ne pouvait pas se permettre une production. Hilaire a proposé une demi-journée avec une sélection resserrée, au prix annoncé, sans extras surprises. C'était exactement le bon format pour nous.
J'ai été client d'Hilaire pour de la photographie culinaire, son talent et sa passion ont rendu grâce à nos plats ! Un véritable professionnel avec qui j'ai hâte de travailler à nouveau
Je recommande vivement! Hilaire est professionnel, disponible et à l’écoute. Il a su s’adapter à notre projet, budget et a fourni un travail irréprochable! 5*
Questions fréquentes
Éclairez-vous les intérieurs d’un riad ?
- Le moins possible, et jamais de face. Le stuc sculpté et la marqueterie ne rendent leur relief que si la lumière arrive de côté : chercher le bon angle donne un meilleur résultat qu’ajouter une source, et la médina rend de toute façon difficile l’acheminement d’un gros éclairage.
Combien de journées pour un riad de vingt-huit chambres ?
- Cela dépend de ce que vous voulez couvrir. Si chaque chambre doit avoir ses images, comptez large : elles ne sont pas interchangeables. Si un échantillon suffit pour le site et les plateformes, deux à trois journées permettent de couvrir les espaces communs, le bassin, le service et quelques chambres.
Photographiez-vous aussi la restauration de la maison ?
- Oui. Les plats, le service et le bar font partie de la même production, et c’est souvent ce qui manque le plus aux maisons de ce type. Le [pilier culinaire](/fr/photographie-culinaire/) décrit la méthode.
Travaillez-vous ailleurs au Maroc ?
- Je me déplace, mais je n’ouvre une page sur ce site que pour une ville où j’ai réellement travaillé. Marrakech en est une. Pour une autre destination, écrivez-moi directement plutôt que de chercher une page qui n’existe pas.
Un projet à Marrakech
Dites-moi la maison, le nombre de chambres à couvrir et l’usage prévu des images. Je réponds avec un nombre de journées et ce qui est livré.