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Ahoueke Hilaire
Galerie d’étage de La Sultana, lustre de cristal et rambarde de bois tourné au-dessus du patio rose.

La Sultana Marrakech · Marrakech · 2026

La Sultana Marrakech : photographier un ensemble de riads de la Kasbah, chambre par chambre

La Sultana Marrakech est un ensemble de riads restaurés au cœur de la Kasbah, dans la médina classée. La série a été faite lors d’un séjour, l’hiver 2025-2026, dans le cadre d’une collaboration et non d’une commande : un séjour, des images.

Prestations
Photographie d’hôtellerie, Architecture intérieure, Photographie culinaire, Marrakech
Crédits
La Sultana Marrakech

Contexte

La Sultana occupe un ensemble de riads restaurés rue de la Kasbah, au cœur de la médina de Marrakech, classée. Cinq étoiles, vingt-huit chambres toutes différentes, deux rooftops, un restaurant gastronomique et un spa de marbre rose avec hammam. La maison est affiliée à Virtuoso et à Serandipians, et le dimanche des plateaux de fruits de mer arrivent de La Sultana Oualidia. La série n’a pas fait l’objet d’un devis : elle relève d’une collaboration, un séjour contre des images, et la fiche le dit plutôt que de l’habiller en commande.

Enjeu

Un riad est un bâtiment qui se ferme sur lui-même. Il n’a pas de façade à photographier, et la lumière n’entre que par le patio, donc à la verticale et pendant quelques heures. Les salons sont sombres, les murs sont sculptés, et le stuc comme la marqueterie ne rendent rien en lumière frontale. S’y ajoute une contrainte de nombre : vingt-huit chambres toutes différentes, ce qui interdit de faire une image type et de la donner pour l’ensemble.

Approche

Les intérieurs ont été traités à la lumière existante, en cherchant l’angle où elle arrive de côté : c’est la seule façon de faire lire un relief de stuc ou une marqueterie. Les coursives ont servi de point de vue pour montrer le plan des patios, ce que le rez-de-chaussée ne permet pas. Le bassin a été repris deux fois, en plein soleil à travers les palmes et à l’ombre en fin de journée, parce que l’eau immobile rend alors le mur entier. Côté cuisine et service, les costumes de la maison — le caftan brodé, la cape rouge, la veste marine — ont fourni les fonds, ce qui évite d’installer quoi que ce soit dans une médina où l’on ne circule qu’à pied.

Livrables

Une série couvrant les patios, une chambre, les salons, le bassin, le service et la cuisine, envoyée à la maison fin décembre 2025.

Droits cédés

Le cadre est une collaboration, sans devis ni cession formalisée : aucune étendue de droits n’est annoncée ici. Les autorisations de droit à l’image des personnes présentes à l’image sont acquises.

Résultat

Réponse du service média de la maison, le 30 décembre 2025 : « Merci pour votre message et pour l’envoi des photos, que nous avons beaucoup appréciées. » Le contexte marocain est décrit sur la page photographe d’hôtel à Marrakech.


Crédits

Lieu
La Sultana Marrakech, rue de la Kasbah, médina
Cadre
Collaboration, un séjour contre des images
Production
Hiver 2025-2026
Envoi
Fin décembre 2025
Prestations
Hôtellerie, intérieurs, culinaire, service

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Piscine turquoise et arcades de brique vues à travers les palmes d’un dattier, transats alignés au bord.
La piscine vue à travers les palmes. Le dattier n’est pas un hasard de cadrage : il donne l’échelle des arcades.
Arc outrepassé en stuc sculpté ouvrant sur un salon sombre, passerelle rouge au-dessus d’un massif planté.
L’arc de stuc, à contre-jour sur le salon. Le relief ne se lit que si la lumière arrive de côté.
Galerie d’étage meublée de fauteuils, lustre de cristal et rambarde de bois tourné dominant le patio rose.
La galerie d’étage sur le patio. Les riads se photographient depuis leurs coursives : c’est de là qu’on voit le plan.
Bassin et arcades de brique à l’ombre, ombres des palmes projetées sur les murs et sur l’eau immobile.
Le même bassin à l’ombre, en fin de journée. L’eau ne bouge pas, donc elle rend le mur en entier.
Chambre à lit de fer forgé à baldaquin, linge blanc, coussins brodés et boiseries sculptées au mur.
Une chambre : les vingt-huit sont différentes, donc aucune image ne vaut pour les autres.
Salon aux murs de brique et arc surbaissé, lustre de verre de Venise, canapé clair et plateau de fruits.
Un salon de brique sous un lustre vénitien. Le mélange est la maison même : brique marocaine, verre italien.
Silhouette en cape rouge et fez debout au fond d’un couloir sombre orné de lanternes et de bois sculpté.
Au fond du couloir, sous les lanternes. La cape rouge est le seul point clair : c’est ce qui fait tenir l’image.
Bol blanc de pâtes aux champignons et fleur comestible, tenu à deux mains devant un caftan rouge brodé.
Le bol tenu devant le caftan brodé : le vêtement du service fait un fond que rien d’autre n’égale ici.
Main en manchette blanche versant une sauce d’un pichet sur une assiette dressée, table de marbre vert.
La sauce versée sur le marbre vert. Le filet ne se verse qu’une fois : la mise au point est faite avant.
Serveur en veste bleu marine présentant à deux mains un verre ambré garni d’un long zeste d’orange.
Le verre présenté à deux mains. Le costume sombre absorbe la lumière et laisse le verre seul éclairé.
Verre de cocktail vert posé sur un guéridon marqueté, devant un panneau de moucharabieh en bois sombre.
Un verre vert sur la marqueterie, devant le moucharabieh. Rien n’est ajouté : le meuble fait la nature morte.

Un projet comparable à produire ?