Cinq variables font l’écart, et elles ne pèsent pas du tout le même poids. Dans l’ordre : la durée et l’étendue de la cession de droits, la présence ou non d’un styliste culinaire, le nombre de formats de sortie exigés, le fait de tourner pendant un service ou un événement en cours, et enfin seulement la durée sur place.
La première variable écrase les autres. La même photographie, sur le site d’un restaurant pendant deux ans en France, ou en affichage plus DOOH pendant cinq ans, ne se facture pas pareil, et ce n’est pas une question de travail fourni : c’est une question d’exposition accordée. Un client qui comprend cette ligne comprend son devis en entier.
La deuxième surprend souvent. Un styliste culinaire n’est pas un supplément décoratif, c’est ce qui permet à un plat de tenir vingt minutes sous une lumière construite sans s’affaisser. Sur une carte de quinze plats, il fait gagner une demi-journée, et il coûte moins cher que la demi-journée qu’il fait gagner.