Les salles parisiennes sont profondes, souvent étroites, avec une seule façade vitrée et un fond qui ne reçoit rien. La lumière du jour s’arrête à trois mètres de la vitrine, et au-delà il n’y a que des sources chaudes et ponctuelles au plafond.
On travaille donc en deux temps : les plats près de la façade quand la lumière du jour le permet, avec un simple réflecteur, et le fond de salle avec un apport calé sur la température des lampes du lieu. La salle reste la salle, elle n’a pas l’air d’avoir été éclairée pour un catalogue.
Le soir, en service, la règle change. Il n’y a plus de lumière du jour et il n’est plus question d’installer quoi que ce soit entre les tables. C’est du reportage, à haute sensibilité, avec le grain que ça implique, et c’est assumé : une photo de service doit avoir l’air d’un service.