Un bar est conçu pour être sombre et chaleureux, ce qui en fait un décor superbe et un studio détestable. Les sources sont basses, chaudes, ponctuelles, et souvent visibles dans le cadre. Les laisser telles quelles donne des images floues et jaunes, les écraser au flash donne des images de catalogue qui ne ressemblent plus au lieu.
La réponse tient en une méthode : garder la lumière du bar comme ambiance, et poser une seule source travaillée sur le verre, calée à la même température. Le lieu reste reconnaissable, le cocktail devient lisible, et personne sur la photo n’a l’air d’avoir été surpris par un éclair.
À Paris s’ajoute une contrainte de place. Les bars y sont étroits, souvent en sous-sol ou en rez-de-chaussée profond, et le matériel monte par un escalier de service. Le dispositif se pense en fonction de ce que deux mains peuvent porter et installer en vingt minutes, pas de ce qui serait idéal en studio.