La différence n’est pas la lumière, elle est le créneau. À Paris, un rooftop, un salon d’hôtel ou une terrasse de grand magasin se libère pour une plage horaire précise, souvent avant l’ouverture au public, et il n’y a pas de lendemain. Ce qui n’a pas été fait dans la fenêtre n’existera pas.
Concrètement, cela veut dire arriver avec une liste de plans écrite et hiérarchisée, savoir laquelle des images doit exister quoi qu’il arrive, et arbitrer sur place plutôt que d’espérer une deuxième visite. Sur La Douce Heure, l’ordre de passage a été décidé avant de monter sur le toit, parce que la lumière tombait plus vite que le montage du bar.
S’y ajoute une contrainte matérielle qu’on sous-estime : le matériel se monte et se démonte dans des espaces contraints, sans camion garé devant, et il faut prévoir ce que l’on n’emporte pas. Une lumière de trop qui ne rentre pas dans l’ascenseur coûte une heure sur une fenêtre qui en dure trois.