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Ahoueke Hilaire
Salle du Diamono, banquette velours olive, fauteuils de cuir fauve et comptoir de marbre noir éclairé.

Le Diamono, Hôtel Terrou-Bi · Dakar · 2025

Le Diamono, bar d’écoute du Terrou-Bi : trois jours de création de contenu à Dakar

Le Diamono est le bar d’écoute de l’Hôtel Terrou-Bi, à Dakar : des platines, un mur de vinyles, une carte d’une douzaine de signatures et une terrasse ouverte sur la marina. Deuxième commande de la maison après le reportage de février 2025, tournée les 10, 11 et 12 avril.

Prestations
Photographie de bar, Cocktails, Architecture intérieure, Dakar
Crédits
Hôtel Terrou-Bi

Contexte

Le Diamono est un hi-fi bar, au sens des kissa japonais : le disque passe avant le verre. La programmation va de la soul au jazz, de l’afro-funk au reggae, sur enceintes Harbeth et amplification Rotel, et la carte tient en une douzaine de signatures, avec et sans alcool, construites autour d’épices ouest-africaines. Le lieu associe une salle en bois clair, marbre noir et cuir, et une terrasse ouverte sur la marina de l’hôtel. Après le reportage de février, la maison a émis un bon de commande début avril 2025 pour la création de contenu du bar.

Enjeu

Photographier un bar d’écoute pose un problème simple : ce qui fait le lieu ne se voit pas. Le son ne se photographie pas, et un cadrage qui montre seulement des bouteilles pourrait être pris n’importe où. S’y ajoutait un problème de lumière : la salle est volontairement sombre, tenue par des lampes de table, des niches à bouteilles et une rampe au sol, toutes à des températures différentes. Y poser une source aurait effacé exactement ce qu’on venait photographier. Dernière contrainte, de calendrier : le contenu devait alimenter un plan de publication déjà arrêté par la maison, ce qui fixait les formats avant le premier cadrage.

Approche

Le repérage du 9 avril a servi à caler les heures. Le bar ouvre en fin d’après-midi : les extérieurs et la terrasse se tournent avant, à la lumière du jour et sous les ombres de la pergola, la salle et le service se tournent ensuite, aux seules sources du lieu. Rien n’a été ajouté à l’intérieur, ce qui impose de composer avec les masses lumineuses existantes — le mur de bouteilles, la rampe sous la banquette — et de les traiter comme des éléments de cadrage plutôt que comme des défauts. Le mur de vinyles est devenu le moyen de montrer ce que le son ne montre pas : le disque qu’on sort, la main qui le choisit. L’équipe de la maison a fourni ses éléments de communication et son calendrier de publication, ce qui a permis de tourner chaque scène directement au format attendu plutôt que de recadrer après coup.

Livrables

Une sélection photo et une série de vidéos, livrées au format vertical pour les réseaux de la maison et en horizontal pour son site. La salle, le comptoir, les cocktails, la carte à grignoter et la terrasse sont traités comme cinq sujets distincts.

Droits cédés

Les visuels sont destinés au site et aux réseaux de la maison. Les autorisations de droit à l’image des personnes présentes à l’image sont acquises.

Résultat

La maison a validé une troisième mission le 5 novembre 2025, pour une production photo et vidéo au Diamono en décembre. En 2026, le bar a été classé dans le Top 10 Moyen-Orient et Afrique des Spirited Awards, catégorie Best New International Cocktail Bar. Voir aussi la page photographe culinaire à Dakar.


Crédits

Client
Le Diamono, Hôtel Terrou-Bi, Dakar
Lieu
Terrasse sur la marina, Corniche Ouest, Dakar
Repérage
9 avril 2025
Tournage
10, 11 et 12 avril 2025
Lumière
Sources du lieu uniquement en intérieur
Prestations
Photographie de bar, cocktails, intérieurs, vidéo sociale

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Salle du bar en bois clair, banquette velours olive, fauteuils de cuir fauve et comptoir de marbre noir éclairé.
La salle avant le service. Tout ce qu’on voit ici éclaire la pièce : les lampes de table, les niches à bouteilles, la rampe au sol. Aucune source n’a été ajoutée.
Grand verre de cocktail rose, givrage aux épices et quartier de pamplemousse, posé sur le comptoir de marbre noir.
Un long drink sur l’arête du comptoir. Derrière, le bandeau de bois cannelé et sa rampe chaude, le seul décor de l’image.
Barman en noir versant une dose au jigger derrière le comptoir, étagère de vinyles et enceinte éclairées derrière lui.
Le dosage, au poste. Derrière, les bacs à vinyles et l’enceinte : c’est ce qui fait de l’endroit un bar d’écoute et non un bar d’hôtel.
Deux mains sortent un disque de son bac sur l’étagère de bois, un autre trente-trois tours rangé juste à côté.
Le disque qu’on choisit. Photographier un bar d’écoute revient à photographier ce geste : le son ne se voit pas, la sélection oui.
Barman en tablier de cuir mélangeant au comptoir, mur de bouteilles éclairé par niches et deux tabourets au premier plan.
Le mur de bouteilles est la seule masse lumineuse de la pièce : le cadrage est construit pour qu’elle porte le fond sans écraser le personnage.
Main mélangeant à la cuillère un long drink rose à givrage d’épices, jigger posé à côté sur le comptoir.
Le même verre, au moment du montage. La cuillère reste nette parce que le geste est refait au rythme du barman, pas à celui de l’appareil.
Main posant un verre à dégradé jaune et rouge sur une serviette, comptoir de marbre noir et gouttière d’inox.
Le verre servi. Le dégradé ne tient que quelques secondes : c’est l’image qui décide du moment, pas l’inverse.
Coupe de cocktail vert pâle, garniture de pomme et de carotte à la pique, sur marbre noir devant un fauteuil de cuir vert.
Une signature de la carte. Le fauteuil de cuir vert donne le fond, la table de marbre donne le reflet, rien n’est rapporté.
Coupe de cocktail jaune à givrage d’épices posée sur une pile de livres d’art africains, contre un panneau de bois.
Les livres de la maison portent sur les textiles, la photographie et le cinéma africains. Ils font le socle du verre, et ils disent où l’on est.
Verre court au romarin sur une table de marbre clair, entre deux fauteuils de tissu gris pied-de-poule.
Le coin clair de la salle. Les deux fauteuils cadrent le verre : le sujet est petit, la composition fait le reste.
Banquette de cuir fauve, table basse de marbre à piètement de pierre brute, plateau avec un verre ambré et de la glace.
La table basse et son plateau de service. La rampe lumineuse sous la banquette est restée allumée : c’est elle qui détache le meuble du sol.
Vue du dessus d’une table ronde noire couverte de croquettes, arancini, tartelettes, gressins et sauces grenade.
La carte à grignoter, photographiée du dessus. Le marbre noir sert de fond : c’est le seul plan de la maison qui ne renvoie pas de lumière.
Deux fauteuils de teck et de corde se faisant face sous la pergola, cocotiers et lagune derrière la verrière.
La terrasse, ouverte sur la marina. Le bar ouvre en fin de journée, mais les images d’extérieur se font avant, quand la lumière est encore lisible.
Fauteuils de cannage et de teck sur la terrasse, tabouret rond, cocotiers chargés et eau turquoise de la marina.
La même terrasse en vertical, le format que la maison publie. Le cadrage est fait au format, pas recadré après coup.
Verre court doré sur une table ronde, fauteuil de teck et ombres rayées de la pergola sur le sol de la terrasse.
Les lames de la pergola rayent le sol en fin d’après-midi. L’ombre est le sujet autant que le verre.
Une femme travaille sur son ordinateur dans un fauteuil de cannage face à la lagune, cocotiers et natte tressée au sol.
La terrasse avant le service, quand elle sert de salon. C’est la seule image de la série où quelqu’un ne boit rien.

Un projet comparable à produire ?